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Trois minutes de science : un spectacle captivant à Lyon

17 mars 2026
702 mots
Trois minutes de science : un spectacle captivant à Lyon

Un événement scientifique innovant

De l'exploration de la planète Mars à l'étude de l'ADN, en passant par des thèmes d'écologie et d'économie, Ma Thèse en 180 secondes (MT180) a offert une plateforme unique où douze doctorants ont eu l'opportunité de présenter leur thèse en seulement trois minutes. Ce défi, inspiré du Three Minute Thesis (3MT) né au Québec, est porté en France par France Universités et le CNRS. Il vise à transformer les doctorants en véritables artistes de la vulgarisation scientifique.

Un défi captivant

Le défi est aussi simple qu'exigeant : expliquer plusieurs années de recherche en trois minutes, avec un seul support visuel et face à un public curieux. Les participants doivent captiver, expliquer et convaincre, rendant ainsi la science accessible et engageante. Les doctorants se succèdent sur scène devant un jury composé de chercheurs, de journalistes et de membres du monde académique, mais aussi devant un public non spécialiste.

Galerie

Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
Étincelles du Palais de la découverte
Étincelles du Palais de la découverte

Une cérémonie pleine de promesses

La treizième édition de la finale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes s'est déroulée jeudi soir dans le Grand amphithéâtre de l'Université de Lyon (Lyon 7e), devant près de 500 spectateurs. Au total, douze candidats ont concouru pour quatre prix prestigieux, dont un billet pour la finale régionale prévue à Clermont-Ferrand, le 28 avril prochain, et la possibilité de se qualifier pour la finale nationale à Lille, le 28 mai.

Les lauréats de cette année

1er Prix du jury : Sasha Darmon

Doctorant en bio-informatique
Intitulé de sa thèse : Développement de modèles et d'algorithmes pour la gestion des répétitions dans l'assemblage de novo de transcriptomes.
Résumé de sa thèse : "L'ADN est comme un immense puzzle, mais chez certaines espèces, de nombreuses pièces se ressemblent et se répètent, rendant leur analyse complexe. J'élabore donc des algorithmes informatiques pour démêler ces régions génétiques."

2e Prix du jury : Inès Torres Auré

Doctorante en géologie
Intitulé de sa thèse : Enregistrement sédimentaire de l'ancien Mars (Noachien).
Résumé de sa thèse : "Ma recherche examine les environnements sédimentaires de Mars il y a environ 4 milliards d'années et les processus d'altération des roches liés à l'eau. Ce travail contribue à préparer la mission robotisée européenne ExoMars, qui atterrira sur Mars en 2030 pour explorer des dépôts sédimentaires anciens, cibles privilégiées pour la recherche de biosignatures."

3e Prix du jury : Élodie Corvaisier

Doctorante en sciences économiques
Thématique de sa thèse : Normes sociales de genre, déplacements forcés et transformation des croyances dans des contextes de crise humanitaire.
Résumé de sa thèse : "Ma recherche analyse comment les déplacements forcés dus aux attaques terroristes influencent les normes sociales liées au genre (mariage forcé et mutilations génitales féminines) au Burkina Faso. J'étudie aussi le décalage entre les croyances personnelles des individus et ce qu'ils perçoivent comme l'opinion collective, afin d'identifier des leviers pour réduire des pratiques néfastes sur les filles dans le Sahel."

Prix du public : Célia Lacomme

Doctorante en écologie évolutive
Intitulé de sa thèse : Comprendre les conséquences de l'anthropisation sur le microbiome intestinal, le pathobiome et la santé d'une espèce de primate non-humain, le babouin chacma (Papio ursinus).
Résumé de sa thèse : "Je cherche à évaluer l'impact des perturbations humaines sur la santé et le microbiome intestinal des babouins chacma, une espèce de primate d'Afrique du Sud."

Un message fort

Au-delà des prix décernés, cet événement met en lumière l'importance de la vulgarisation scientifique. Les participants, à travers leurs discours, soulignent la nécessité de rendre la science accessible au grand public. Lyon Capitale, partenaire média de longue date, s'engage à soutenir ces initiatives qui rapprochent la recherche de la société.

Des voix pour l'avenir

Les témoignages des doctorants montrent également l'importance de la représentation des femmes dans les sciences et l'impact des expériences de vulgarisation sur leur parcours académique.
Extraits de témoignages :

  • "La vulgarisation est un merveilleux outil d'information." – Aurélie Guinot, doctorante en sciences.
  • "Il est crucial de comprendre comment les êtres vivants s'adaptent et survivent." – Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive.
  • "Je souhaite rendre accessible ce que je fais." – Elise Cheynet, doctorante en sciences de la vie.
  • "Sortir de sa zone de confort fait partie de la formation d'un chercheur." – Lili Bruyère, doctorante en immunologie.