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Trois minutes pour convaincre : la science à l'honneur à Lyon

15 mars 2026
691 mots
Trois minutes pour convaincre : la science à l'honneur à Lyon

Un défi scientifique captivant à Lyon

De l'ADN à la planète Mars, en passant par les enjeux écologiques et économiques : lors de l'événement Ma Thèse en 180 secondes (MT180), douze doctorants ont eu l'opportunité de présenter leurs travaux de recherche en seulement trois minutes. Ce concours international francophone, inspiré du Three Minute Thesis (3MT) initié au Québec, a pour objectif de transformer les doctorants en véritables artistes de la vulgarisation scientifique.

Un défi alliant performance et pédagogie

Le principe est simple, mais exigeant : en trois minutes chrono, les participants doivent rendre accessibles plusieurs années de recherche à un public non spécialiste. Sur scène, chaque candidat dispose d'un unique support visuel et doit captiver son auditoire, composé de chercheurs, de journalistes et de curieux de tous horizons. Loin des jargon scientifiques et des présentations interminables, la science s'y transforme en récit, en pédagogie et en performance.

Galerie

Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
Ma Thèse en 180 secondes : la finale lyonnaise révèle ses lauréats
Étincelles du Palais de la découverte
Étincelles du Palais de la découverte

Une collaboration fructueuse avec Lyon Capitale

En tant que partenaire média de l'événement depuis plusieurs années, Lyon Capitale joue un rôle clé en aidant à mettre en lumière le travail des chercheurs qui façonneront la science de demain. Ce concours révèle non seulement les talents des doctorants mais démontre également l'impact de la vulgarisation scientifique dans la diffusion des connaissances.

La finale lyonnaise : un événement marquant

La 13e édition de la finale lyonnaise de Ma Thèse en 180 secondes s'est tenue jeudi soir au Grand amphithéâtre de l'Université de Lyon (Lyon 7e), devant près de 500 spectateurs. Douze candidats se sont affrontés pour décrocher l'un des quatre prix décernés, dont un billet pour la finale régionale qui se tiendra le 28 avril prochain à Clermont-Ferrand, avec l'ambition d'atteindre la finale nationale le 28 mai à Lille.

Les lauréats de la soirée

  • 1er Prix du jury : Sasha Darmon, doctorant en bio-informatique
  • 2e Prix du jury : Inès Torres Auré, doctorante en géologie
  • 3e Prix du jury : Elodie Corvaisier, doctorante en sciences économiques
  • Prix du public : Célia Lacomme, doctorante en écologie évolutive

Détails sur les thèses primées

1er Prix : Sasha Darmon

Intitulé de sa thèse : Développement de modèles et d’algorithmes pour la gestion des répétitions dans l’assemblage de novo de transcriptomes.
Résumé : L'ADN est comparé à un immense puzzle, où certaines pièces se répètent, compliquant leur analyse. Sasha développe des algorithmes pour démêler ces régions génétiques complexes.

2e Prix : Inès Torres Auré

Intitulé de sa thèse : Enregistrement sédimentaire de l'ancien Mars (Noachien).
Résumé : Inès étudie les environnements sédimentaires de Mars il y a 4 milliards d'années, contribuant à la mission européenne ExoMars de 2030, ciblant les dépôts sédimentaires anciens pour la recherche de biosignatures.

3e Prix : Elodie Corvaisier

Thématique : Normes sociales de genre, déplacements forcés et transformation des croyances dans des contextes de crise humanitaire.
Résumé : Elodie analyse comment les déplacements causés par le terrorisme influencent les normes sociales liées au genre au Burkina Faso, identifiant des leviers pour réduire les pratiques néfastes.

Prix du public : Célia Lacomme

Intitulé de sa thèse : Comprendre les conséquences de l'anthropisation sur le microbiome intestinal, le pathobiome et la santé d’une espèce de primate non-humain, le babouin chacma (Papio ursinus).
Résumé : Célia étudie l'impact des perturbations humaines sur la santé des babouins chacma en Afrique du Sud.

Un outil précieux pour la diffusion des connaissances

Des témoignages des participants soulignent l'importance de la vulgarisation scientifique :
Aurélie Guinot, doctorante en sciences, déclare que "la vulgarisation est un merveilleux outil d’information".
Angèle Denis, doctorante en imagerie biomédicale, insiste sur "l'importance de mieux représenter les femmes dans les sciences".

Perspectives pour l'avenir

Chaque participant a souligné combien cet exercice de vulgarisation les a aidés à simplifier des concepts complexes et à se projeter dans leur carrière de chercheur.
Les retours enthousiastes des doctorants témoignent de leur engagement à rendre accessible leur travail et à rapprocher la science de la société.

En conclusion, Ma Thèse en 180 secondes n'est pas seulement un concours, mais un véritable mouvement qui illustre la passion des chercheurs pour leur domaine et leur volonté de partager leurs découvertes avec le grand public.