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La Chine, prête à devenir le plus grand investisseur en recherche scientifique d'ici deux ans ?

26 mars 2026
551 mots
La Chine, prête à devenir le plus grand investisseur en recherche scientifique d'ici deux ans ?

La montée en puissance de la Chine dans le domaine de la recherche scientifique

Alors que les États-Unis font face à des coupes budgétaires dans le secteur de la recherche, la Chine continue d'investir massivement, ce qui pourrait lui permettre de devenir le plus gros investisseur mondial en science d'ici deux ans. Lors du dernier congrès du Parti communiste, qui s'est tenu à la mi-mars, les secteurs prioritaires pour le développement scientifique ont été clairement définis.

Priorités de recherche et investissements

Le 15e Plan quinquennal (2026-2030), dévoilé le 13 mars, met l'accent sur des investissements considérables dans les technologies de pointe telles que le quantique et l'intelligence artificielle. Le budget gouvernemental prévoit une augmentation de 10 % des fonds alloués à la science, atteignant 62 milliards de dollars en 2026.

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La Chine, plus gros investisseur en science dans 2 ans? | Agence ...
La Chine, plus gros investisseur en science dans 2 ans? | Agence ...
La Chine, plus gros investisseur en science dans 2 ans? | Agence ...
La Chine, plus gros investisseur en science dans 2 ans? | Agence ...

Projections de financement en R&D

Une analyse menée par des chercheurs californiens pour le Nature Index, qui compile des données provenant de dizaines de revues scientifiques de haut niveau, prévoit que le financement public de la recherche et développement (R&D) en Chine dépassera celui des États-Unis « dans deux à trois ans » si la tendance actuelle se maintient. Les États-Unis, qui occupaient la première place depuis la Seconde Guerre mondiale, pourraient ainsi voir leur position remise en question.

Les avancées de la Chine dans les publications scientifiques

Ces dernières années, les calculs sur la contribution croissante de la Chine aux publications scientifiques ont déjà mis en lumière sa montée en puissance. En 2023, la Chine a surpassé les États-Unis dans le classement des plus grands contributeurs aux 82 revues de science dites « de haut niveau ». Cependant, il est important de noter que pour ce qui est de la recherche fondamentale, la Chine est encore en retard.

Recherche fondamentale : un défi à relever

Les chercheurs californiens soulignent que la Chine ne rattrapera les États-Unis en recherche fondamentale qu'en 2035, à condition que les dépenses américaines restent stables à environ 120 milliards de dollars, tandis que la Chine investit actuellement 62 milliards de dollars. Si les coupes budgétaires proposées par la Maison-Blanche se concrétisent, le rattrapage pourrait être plus rapide.

L'importance de la recherche fondamentale

La recherche fondamentale est cruciale, car elle constitue le point de départ pour de futures percées scientifiques et techniques. Les investissements massifs des États-Unis dans ce domaine depuis les années 1940 ont façonné leur position de leader en science et technologie, contribuant également à leur croissance économique.

La stratégie de la Chine et la collaboration internationale

« L’intérêt accru de la Chine pour la recherche fondamentale et appliquée fait partie de la grande stratégie du gouvernement chinois visant à devenir le leader mondial, économiquement et politiquement », déclare la chercheuse américaine en économie politique, Meghan Ostertag, dans Nature.

La collaboration internationale est également un facteur déterminant. Les deux pays font face à des défis : en Chine, la majorité de la recherche de qualité est désormais réalisée sans collaborations internationales. Aux États-Unis, un déclin des inscriptions d’étudiants étrangers dans les universités est observé, en raison des politiques d’immigration et de l'incertitude budgétaire.

Conclusion

La dynamique actuelle témoigne d'un changement de paradigme dans le paysage scientifique mondial. Alors que la Chine s'efforce de devenir le leader en science et technologie, les États-Unis doivent naviguer dans des défis internes pour maintenir leur position historique.